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Presse écrite · 1981

Le pape a-t-il été empoisonné ?

Une chronique parisienne rapporte des allégations sur les circonstances de la mort du pape Jean-Paul Ier, l’éventualité d’une visite en Israël de la Nouvelle Droite française, les exportations françaises de palmiers vers les pays arabes, les intérêts commerciaux des Rothschild et des nouvelles de la vie culturelle et des spectacles en France.

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אחרונות_1981-04-15_24 שעות_22.pdf ↗

Texte et traductions

Le pape a-t-il été empoisonné ?

Le défunt pape Jean-Paul Ier a-t-il été victime d’un empoisonnement à la manière de la maison Borgia ? Le spécialiste français du Vatican Jacques Théry envisage cette hypothèse très sérieusement dans son livre « Lettre de Rome sur l’apparition tout à fait singulière de Jean-Paul Ier ».

Selon lui, le poison a peut-être été mêlé au vin de messe utilisé par le prédécesseur du pape actuel, qui, rappelons-le, n’a exercé ses fonctions que quelques mois. Pendant ces mois, il n’a cessé de dire qu’il n’était qu’un « pauvre homme ». Cette appréciation, dit Théry, fut bientôt partagée par les cardinaux, qui l’accusaient notamment d’épuiser le trésor du Vatican en envoyant d’énormes sommes à des œuvres de bienfaisance dans le monde entier. Théry rappelle que le Vatican a refusé de pratiquer une autopsie sur le corps du pape et que celui-ci a été embaumé quatre heures après sa mort. Aucun de ses nombreux serviteurs n’a remarqué ses appels au secours, qui, à en juger par les « traits durs » du visage du défunt, ont vraisemblablement été criés. De plus, aucun des médecins qui ont établi la cause du décès n’a accepté de répondre aux questions des journalistes, et le cardinal français Villot, son remplaçant jusqu’à l’élection d’un successeur, qui avait promis de fournir des explications à ce sujet, est lui-même mort peu après, sans avoir eu le temps de dire quoi que ce soit.

Récemment, les voix se multiplient pour appeler le pape Jean-Paul II à ordonner la création d’une commission d’enquête afin d’éclaircir les circonstances de la mort de son malheureux prédécesseur.

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La Nouvelle Droite française pourrait venir en Israël

Ces jours-ci, les principaux dirigeants de la Nouvelle Droite en France discutent de la possibilité de se rendre en Israël.

Tout a commencé à l’initiative d’un agent de voyages parisien plein d’entrain, qui a proposé à la rédaction de l’hebdomadaire « Figaro Magazine » — principale tribune des plus éminents théoriciens racistes « élitistes » de la Nouvelle Droite (comme Louis Pauwels, rédacteur en chef de l’hebdomadaire, et Alain de Benoist, le philosophe central de ce courant de pensée qui sert de base aux activités de néonazis qui n’ont rien de nouveau) — d’organiser un séminaire en Israël. Les gens de « Figaro Magazine », m’a-t-on dit, ont manifesté un vif intérêt pour cette possibilité, afin « d’observer de près la vie du peuple et de l’État juifs ». Ils se sont toutefois adressés, de nouveau par l’intermédiaire du même agent, à des interlocuteurs israéliens afin de savoir s’ils pourraient leur garantir leur sécurité contre les agissements d’« éléments irresponsables ». Les interlocuteurs israéliens se sont contentés de répondre que rien n’empêchait « Figaro Magazine », pas plus que tout autre journaliste français, de se rendre en Israël en tant qu’invité bénéficiant des mêmes droits.

Les dirigeants de la Nouvelle Droite vérifient maintenant, comme on l’a dit, si cette réponse suffit à dissiper leurs craintes. Jusqu’ici, ils ont pris soin de ne pas s’adresser directement à Israël à ce sujet ; il sera intéressant de voir si cette affaire intrigante donnera lieu à une visite qui pourrait (ou risque de) se révéler tout aussi « intéressante » pour les deux parties...

Des palmiers français pour les pays arabes

Cela ressemble à une plaisanterie, mais c’est la vérité pure et simple. La France exporte des palmiers vers la péninsule Arabique. Le palmier de variété californienne, cultivé à Hyères, dans le sud de la France, orne aujourd’hui les routes menant aux villas des princes en Arabie saoudite, au Koweït et dans les émirats du Golfe. Ils arrivent avec une hauteur allant de cinquante centimètres à trois mètres. Là-bas, dans les sables, ils atteignent jusqu’à vingt mètres. Des architectes paysagistes français sont chargés de concevoir de nombreux jardins dans les domaines des cheikhs arabes.

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Qui achète les actions Rothschild ?

David de Rothschild, directeur des affaires de la maison Rothschild en France, a récemment dû prendre une mesure inhabituelle : il a lui-même agi pour faire baisser la valeur des actions de ses sociétés minières, en annonçant une réduction du dividende distribué par la société, jusqu’à 40 pour cent de son montant antérieur. Certes, selon les estimations des économistes, les Rothschild ont effectivement distribué ces dernières années des dividendes supérieurs à ce que justifiait la situation réelle de leurs affaires ; mais cette mesure visait surtout à réduire l’intérêt que présentait l’achat de ces actions.

Ces derniers temps, les Rothschild ont été particulièrement préoccupés par les agissements d’une « main invisible » qui a acheté, en quantités importantes, des actions des sociétés minières, notamment celles de mines d’uranium au Niger. On estime que cela a été fait par les grandes sociétés minières américaines. Mais d’autres rumeurs circulent aussi. Les Rothschild essaient de protéger leurs mines contre une prise de contrôle étrangère, mais, selon les experts, leur situation financière ne cesse de se dégrader. Relativement, bien sûr.

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Jus et caviar à la Maison de l’Iran

Une grande colère règne parmi les habitués de la « Maison de l’Iran » à Paris. La raison : le nouveau menu « à la manière de l’ayatollah » que l’établissement propose à ses fidèles clients.

Jusqu’à présent, on pouvait y déguster du caviar à profusion accompagné de champagne, comme il se doit. Désormais, même si le caviar reste abondant, les gourmands doivent se contenter de jus de fruits pour boisson. L’alcool est interdit par les lois de l’islam. Et l’affaire est contrôlée par des « inspecteurs de cacherout » spécialement venus de Téhéran.

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35 ans du « Lido »

Le célèbre club parisien « Lido » a célébré ces jours-ci le 35e anniversaire de sa fondation avec une nouvelle revue où, comme d’habitude, se produisent de superbes et très jeunes filles en tenue minimale, laquelle disparaît elle aussi rapidement.

Les règles qui guident les directeurs de l’établissement dans le choix des danseuses sont extrêmement strictes et rappelleront peut-être à certains le « Huit et demi » de Fellini. L’établissement n’emploie que des jeunes filles âgées de 16 à 22 ans. « Ensuite, nous les renvoyons chez leurs parents ou nous les orientons vers une autre carrière », dit Christian Clerico, le patron, qui est, soit dit en passant, titulaire d’un diplôme de droit international de l’université Harvard. Lui-même a depuis longtemps dépassé l’âge critique, mais se porte très bien. Depuis les années soixante, les Japonais ont pris la place des visiteurs américains, qui ont disparu, selon Clerico, en raison de la politique anti-américaine de De Gaulle. Le problème avec les Japonais, c’était que les organisateurs de leurs circuits leur avaient prévu un programme si chargé que, lorsqu’ils arrivaient au Lido en fin de journée, ils s’endormaient tout simplement au milieu des numéros les plus prenants. Le printemps refleurit maintenant entre la France et les États-Unis, et le dollar s’est lui aussi renforcé. Un avenir radieux pour les affaires.

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L’invitation d’Arno Breker

Le sculpteur Arno Breker, favori de nombreux bourreaux du Troisième Reich, continue aujourd’hui encore à sculpter sans être inquiété. Il se spécialise même dans les portraits de personnalités politiques. Après le chancelier Adenauer et Léopold Sédar Senghor, il a récemment travaillé à une statue du président égyptien Anouar el-Sadate.

Mais l’intention de l’inviter à participer à une exposition consacrée à l’art français pendant l’occupation allemande a provoqué une vague de protestations, et la plupart des artistes exposants ont menacé de retirer leur participation. Breker a réagi avec un grand étonnement à la demande d’annulation de son invitation.

« Même en 1942, a-t-il déclaré, profondément offensé, j’étais l’invité officiel de la France à Paris. » Quoi qu’il en soit, la direction du Centre Pompidou n’a pas encore renoncé à l’idée d’exposer les sculptures de Breker, même en son absence, au nom de la « liberté de l’art ». Quant à l’exposition, prévue pour la fin mai, une vive controverse est encore à prévoir. Entre-temps, disent les personnes bien informées, Breker a tout de même effectué une visite « incognito » à Paris.

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Une nouvelle aventure pour Renaud–Barrault

Un nouveau théâtre pour le noble duo du théâtre français, Jean-Louis Barrault et Madeleine Renaud. De la pittoresque gare d’Orsay, sur les rives de la Seine, qu’ils ont transformée en un théâtre encore plus pittoresque, ils déménagent au Théâtre du Rond-Point, non loin du palais présidentiel, avenue des Champs-Élysées. C’est le neuvième théâtre de la « Compagnie Renaud-Barrault », situé juste à côté du Théâtre Marigny, où ils ont commencé à jouer en 1946.

« En trente-quatre ans de travail, plaisante Barrault, je n’ai avancé que de trois cents mètres. » La première pièce : « L’Amour de l’amour », écrite par Barrault lui-même dans le style des meilleurs classiques français ; puis « Oh les beaux jours » de Beckett, dans l’interprétation inoubliable de Madeleine Renaud. Des titres symboliques pour l’aventure toujours nouvelle et fascinante de ce couple qui ne vieillit jamais.

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Le reportage de Gideon Kouts depuis Téhéran pendant l’élection présidentielle iranienne de juin 2009. Il comprend des entretiens avec des conseillers de Mir-Hossein Mousavi, le récit du jour du scrutin et de la prière traditionnelle du vendredi à l’université de Téhéran, une conversation en hébreu avec un Juif local au bureau de vote près de la synagogue Ohel Yosef, la conférence de presse de Mahmoud Ahmadinejad et des images des violentes manifestations qui ont éclaté après les résultats de l’élection.

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Reportage spécial de Gideon Kouts depuis Damas pour le journal Mabat

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