Texte et traductions
Brigitte Bardot nue — elle « fit de l’œil » au magnat musulman
C’était l’une des ventes aux enchères [illegible] à Paris. [illegible] l’hôtel George V [illegible] des photographies de Brigitte Bardot, tout au long de [illegible] sa carrière, qui a duré vingt [illegible] aux côtés du produit officiel de Bardot, [illegible] lui-même, le photographe-artiste.
Bardot a mis cette collection en vente au profit d’une organisation mondiale qui œuvre au sauvetage des animaux sauvages rares, parmi lesquels les phoques que Brigitte aime tant. Tout le monde est donc venu au George V pour prêter main-forte. Des femmes glamour vêtues des fourrures des animaux mêmes qu’elles étaient venues aider à sauver. Toute une série de jeunes femmes anonymes, coiffées, maquillées, habillées (ou l’inverse), exactement « comme Bardot », dans l’espoir d’être découvertes. L’une de celles qui se tenaient près de moi fut justement découverte par un homme à l’allure incontestable de magnat arabe, mais la cour orientale enflammée n’était apparemment pas un rêve que la dame avait fait. Que voulez-vous. Et pourtant, beaucoup se sont certainement demandé ce qu’un riche musulman de ce genre ferait d’une photographie nue qu’il avait achetée et fièrement exposée devant les invités réunis. La belle photographie viendra probablement s’ajouter au mobilier de l’une de ses « succursales » françaises. Une maigre consolation pour les admirateurs.
Pour les prix, pas de mystère. Art ou pas art : plus la photographie était audacieuse, plus le prix était élevé. Chaque parcelle dévoilée du corps sublime de la déesse, même en photographie, se traduisait en francs. La plus belle photographie est allée à nul autre que Nino, le barman en chef de l’hôtel. Il a remporté avec succès les enchères contre tous ceux qui tentaient de proposer davantage que lui et a gagné « sa » photographie pour cinq mille francs. Qui n’a pas vu Nino et son précieux portrait n’a jamais connu le bonheur. Dommage que l’originale n’ait pas pu assister à ces démonstrations d’amour. Brigitte avait accordé son patronage à la soirée et promis de venir, mais elle n’est pas venue. Elle s’est contentée de sa première interview télévisée depuis longtemps et a révélé qu’elle résistait très bien aux ravages du temps. Mais nous, au George V, nous avons cherché et trouvé la perfection. Il me semble que Bardot avait compris que, dans ses photographies immortelles, même elle ne peut plus rivaliser.
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Alain Delon : une prestation audacieuse en... acrobate
[illegible] le festival du cirque de Monte-Carlo [illegible].
Monaco prend très au sérieux un spectacle qui reçoit des éloges enthousiastes depuis 1973, et la meilleure preuve en est que Son Altesse le prince Rainier lui-même compte parmi les organisateurs actifs du festival. Cette année, a raconté le Prince, il a été difficile de faire venir les meilleurs. Le cirque aussi traverse une crise économique. Rainier voit dans le festival un message d’optimisme, de rire et d’un avenir meilleur pour l’humanité. Il espère que sa principauté donne elle aussi l’exemple, qu’« il est possible de vivre autrement ». Mais il prend soin d’ajouter qu’administrer les affaires de la principauté aujourd’hui, « ce n’est pas du tout un cirque ».
La France est, sans aucun doute, un pays qui aime le cirque. On peut apprendre le métier dans une école supérieure. Les plus grands acteurs de théâtre et de cinéma estiment devoir faire leurs preuves, au moins « une fois dans leur vie », dans un numéro de cirque. Chaque année, l’un d’eux en a l’occasion lors du gala annuel du syndicat des acteurs, qui se tient généralement sous un véritable chapiteau. Les professionnels se souviennent encore avec admiration des prestations audacieuses d’Alain Delon, Jean Marais et Jean-Paul Belmondo en acrobates, ou du comédien Coluche, qui avait accepté de jouer « le fils de Guillaume Tell » devant des tireurs d’élite, professionnels ou moins professionnels...
Interrogé aujourd’hui, à l’âge de 45 ans — 25 ans après son « numéro audacieux » — sur ce qu’il pensait à ces moments-là, Alain Delon a répondu : « Je pensais à la façon de plaire au public. » En France, le cirque fait partie de la vie. Et certains disent, contrairement au prince Rainier : la vie elle-même.
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Être candidat, ce n’est pas une plaisanterie
Le comédien Coluche [illegible] ces jours-ci [illegible] à être candidat à la présidence [illegible] pas aussi drôle qu’il l’avait cru.
La candidature de Coluche, qui a appelé les gens à « voter pour un idiot » plutôt que pour ceux qui traiteraient l’électeur comme un idiot, bénéficie du soutien de nombreux intellectuels. Mais les Français, comme toujours, considèrent Coluche avec humour d’une part, et avec une analyse philosophique minutieuse du « déclin de la confiance dans l’establishment politique » d’autre part.
Tout aurait pu rester très drôle et très philosophique si des choses étranges n’avaient commencé à arriver à Coluche. Un jour, on a découvert le corps criblé de balles de son garde du corps et fidèle accessoiriste. Un règlement de comptes dans le milieu, disait-on. Coluche est venu déposer à la police et, cette fois, même le maquillage n’a pas caché sa pâleur. Il ne s’était pas encore remis de ce choc que le comédien qui veut devenir président s’est rendu de nouveau à la police. Cette fois, il a lui-même reçu des menaces de mort d’une organisation qui s’est identifiée comme l’« Organisation d’honneur de la police », déjà responsable de plusieurs attentats mortels. Ceci, selon le communiqué, en raison de sa participation au film Inspecteur la Bavure, qui « ridiculise la police ».
Tous les policiers du commissariat ont interrompu leur travail pour voir Coluche. Mais après que l’employé de permanence lui eut demandé son nom, comme le veut l’usage, et réclamé quelques renseignements bureaucratiques supplémentaires, le comédien, contrairement à son habitude, s’est énervé et a quitté les lieux.
Coluche affirme qu’il ne renoncera pas à sa candidature, mais il devient de plus en plus nerveux. Les mauvaises langues disent que la publicité qu’il a obtenue constitue tout de même un bon investissement.
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Paris attend Woody Allen
[illegible] le cinéma [illegible] à Paris, car les Français savent [illegible] apprécier [illegible] son talent.
Son dernier film, Stardust Memories, est accueilli ici avec enthousiasme, contrairement aux États-Unis, un peu las de leur génie du moment. Allen a annoncé ces jours-ci que son prochain film serait une comédie musicale tournée à Paris.