← Retour aux archives
Presse écrite · 1980

La « divine » Garbo reviendra-t-elle à l’écran ?

Quatre chroniques de Paris : les rumeurs d’un retour de Greta Garbo au cinéma et ses vacances en Suisse ; les femmes pratiquant la lutte professionnelle en France et en Belgique ; le report de la vente de photographies de Brigitte Bardot nue, destinée à contribuer à la protection des phoques ; et une femme garde du corps qui projette d’ouvrir une école pour les femmes exerçant ce métier.

Document original

אחרונות_1980-09-04_24 שעות_27.pdf ↗

Texte et traductions

La « divine » Garbo reviendra-t-elle à l’écran ?

La légendaire Greta Garbo, qui a quitté les écrans il y a 40 ans parce qu’elle se croyait trop « vieille », a aujourd’hui 76 ans, conserve une éternelle jeunesse et les rumeurs parlent de son retour à l’écran dans le film « Sœur Teresa ».

En attendant, elle a choisi de passer des vacances sportives en Suisse, en compagnie de son amie la baronne Cécile de Rothschild, de son âge et célibataire endurcie comme elle. Les deux femmes marchaient cinq kilomètres chaque jour, et les photographes qui les ont saisies dans leurs objectifs reconnaissent que Greta, grâce au sport, mais aussi au régime strict qu’elle s’est imposé, est toujours tout à fait « divine ».

●

Lutte libre...

Le nord de la France et la partie flamande de la Belgique sont apparemment les derniers endroits du monde occidental où se pratiquent des combats de lutte professionnelle féminine. Mais, contrairement à toutes les attentes, ce ne sont pas des « monstres ».

Prenez, par exemple, la « tigresse du ring Stiffy Schultz », de son vrai nom Annick Drimla, âgée de 37 ans. Elle mesure 167 cm et ne pèse que 52 kg. Ses collègues sont d’une stature encore « inférieure ».

Cela ne veut pas dire, bien sûr, qu’il ne faut pas avoir peur d’elles. Un homme, trompé par l’apparence « minuscule » de la lutteuse Margaret, âgée de 20 ans, s’est retrouvé projeté avec une grande force contre un mur après avoir tenté de l’attaquer dans une rue sombre. Quant à Annick, elle travaille pendant ses loisirs comme « videuse » dans des bars où les incidents sont fréquents. Évidemment...

Il y a 15 ans, elle était secrétaire-dactylo dans un bureau. Jusqu’au jour où une lutteuse, qui devait affronter le mari d’Annick, lui-même lutteur, dans un « combat mixte », tomba malade. Elle remplaça la malade et le métier lui plut tellement qu’elle continua à se produire aussi en indépendante.

Au début, ses parents furent horrifiés, mais ils durent ensuite s’y habituer. Dans la répartition « classique » des rôles des spectacles de « catch », Annick était d’abord du côté des « gentilles », surnommées « les Écossaises », mais elle passa ensuite chez les « tigresses », les « méchantes » qui suscitent l’hostilité du public.

Étonnamment, ces femmes dangereuses aiment ce métier qui leur rapporte jusqu’à mille francs par soirée en tournée. Dans la vie, elles sont bien sûr de bonnes amies et assez féminines. C’est aussi la raison de la déception du réalisateur italien Mario Monicelli, qui les avait engagées pour apparaître dans un film sur la vie des lutteuses. « Allez vous faire gonfler dans une usine de pneus », leur dit-il à moitié en plaisantant. Et ce n’est que grâce à son statut de réalisateur qu’il ne s’est pas retrouvé, comme on aurait pu s’y attendre, projeté contre le mur le plus proche...

●

Brigitte et les phoques

Le dévouement de Brigitte Bardot à la campagne pour sauver les phoques l’a amenée à accepter quelque chose qu’elle n’avait pas fait depuis longtemps. Il s’agissait d’une exposition de cent photographies d’elle nue, prises par le photographe Ghislain Dussart, qui devait s’ouvrir en sa présence et en présence de tout le « gratin » au célèbre club Byblos, dans la ville de villégiature de Saint-Tropez.

Toutes les photographies étaient destinées à la vente et le produit devait être consacré à la protection des phoques. Mais il s’est avéré au dernier moment que l’organisation bénéficiaire des recettes, « Greenpeace », était une organisation étrangère et n’était pas reconnue en France comme ayant une « utilité publique ». Il fallait donc payer l’impôt sur le revenu sur la vente, ce qui aurait rendu douteux l’intérêt de l’opération. La vente a donc été reportée à une date ultérieure et devait être organisée par l’intermédiaire d’une autre organisation.

●

Une école pour gardes du corps

Et voici encore une femme dans une profession pas du tout « féminine ». Kan Sotel est peut-être la première femme garde du corps au monde.

Cette jeune Parisienne, dont les services coûtent 250 francs de l’heure, est une agente de sécurité audacieuse auprès de personnes qui en ont besoin, experte dans le maniement des armes, mais préfère venir à bout du danger à l’aide de techniques de combat au corps à corps qu’elle maîtrise parfaitement.

Elle a déjà été garde du corps de nombreux clients, principalement lors de leurs trajets vers la banque et au retour, mais son grand rêve est de se consacrer exclusivement à la protection des femmes et des enfants, « ceux qui ont le plus besoin d’être protégés », selon ses mots.

Comme son métier est aussi un mode de vie pour elle, elle ouvre à l’automne à Paris une école spéciale pour les femmes gardes du corps.

Documents associés

Télévision · 2008

Reportage spécial de Gideon Kouts depuis Damas pour le journal Mabat

Le journaliste Gideon Kouts fait un reportage pour l’émission Mabat de la première chaîne depuis Paris, après être rentré de Damas, où il faisait partie de la délégation de journalistes qui accompagnait le président français Nicolas Sarkozy. Kouts raconte l’accueil qui lui a été réservé en tant que journaliste israélien, décrit la ville et la lourde sécurité au palais présidentiel d’Assad, ainsi que le sommet quadripartite qui s’y est tenu.

ערוץ 1↗
Télévision · 2008

Le reportage de Gideon Kouts depuis Damas

Extrait du journal télévisé Mabat de la chaîne 1, avec un reportage enregistré de Gideon Kouts, correspondant de la chaîne à Damas (tiré d’un entretien avec Oren Nahari sur Reshet Bet). Kouts fait état d’une volonté de paix du gouvernement et de la population syriens à la suite des pourparlers de paix, mais évoque aussi l’accueil violent qui lui a été réservé, ainsi qu’à un autre journaliste juif.

הערוץ הראשון↗
Presse écrite · 2008

Les femmes du président prennent la parole

Un aperçu des femmes dans la vie du président français Nicolas Sarkozy et de leur influence sur sa vie personnelle et politique, à la suite de la parution de livres consacrés à lui et à ses épouses. L’article décrit ses relations avec sa mère, ses trois épouses, des journalistes et des femmes de son gouvernement, ainsi que la façon dont ces liens façonnent son image publique.

ידיעות אחרונות — המוסף לשבת↗